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Non, le bureau de demain
n'est pas (que) celui des Millennials

La nouvelle génération serait à la manœuvre pour transformer le monde du travail ? La transformation est pourtant bien plus large que ça et les "early adopters" ne sont pas toujours ceux que l'on croit.

En 2025, ils seront les plus nombreux dans les entreprises. Eux, ce sont les millennials, cette fameuse nouvelle génération de professionnels nés entre les années 80 et l’an 2000. D’ici sept ans, ils représenteront 75 % de la force de travail dans le monde selon le cabinet Deloitte. Nombre d’entreprises essaient d’ores et déjà de changer leur organisation pour développer de nouvelles méthodes de travail plus en phase avec les attentes supposées de ces travailleurs. Espaces plus collaboratifs, mobilité accrue, technologie de pointe, impossible de nier que l’environnement de travail est en train de vivre une profonde transformation et que celle-ci sera indispensable pour attirer et retenir les meilleurs nouveaux talents. Ce serait en revanche une erreur que de la limiter à une seule catégorie d’employés.

L’analyste CEB s’est intéressé très tôt à ces changements et a tenté d’en percevoir l’impact en fonction des tranches d’âge. Il en ressort plusieurs enseignements intéressants. Tout d’abord, la faculté d’adaptation au changement n’est pas l’apanage des jeunes générations. Les 18-35 ans sont 23 % à bien s’adapter, contre 24 % des 36-55 ans et 22 % des plus de 55 ans. On ne peut donc pas dire que la différence soit flagrante. Autre chiffre, 33 % des 18-35 ans se considèrent comme des « early adopters » en matière de technologie. C’est à peine plus que les plus de 55 ans (30 %) et même moins que les 36-55 ans (35 %). L’appétence pour le numérique ne serait donc pas non plus une question de génération, mais bien d’individus. Dernière constatation, toutes les tranches d’âge effectuent la même proportion de leur travail en équipe. La volonté de mener des projets de façon plus collaborative n’est donc pas non plus une spécificité des Millennials.

 

I Télétravail : les baby-boomers adhèrent !

Alors tout ce phénomène de transformation ne serait finalement qu’une invention ? Bien sûr que non. Il est même en réalité plus étendu que ce qu’on pourrait penser et donc d’autant plus stratégique. Le développement de nouveaux outils de communication, de partage de documents ou de collaboration offre aux professionnels de nombreuses opportunités de gagner en productivité. Et ce quel que soit leur âge. Les entreprises auraient tort de mener une stratégie de transformation qui se limiterait à séduire les plus jeunes collaborateurs, alors que tous, y compris les plus expérimentés avec des habitudes de travail déjà bien ancrées, peuvent tirer partie des innovations digitales actuelles. C’est pourquoi il est primordial de prendre en compte les attentes de tous les collaborateurs, les nouveaux venus comme les anciens. La possibilité de travailler à distance est notamment une attente forte chez les baby-boomers, comme le confirme une étude récente de l’éditeur Fuze.

« 73 % des baby-boomers et 60 % des millennials sont intéressés par la capacité à travailler d'où ils le souhaitent. […] Avec l'âge, la capacité à négocier une liberté dans le travail semble donc s'affirmer. Mais aussi une recherche de confort »

... commente Le Monde Informatique.

La clé pour satisfaire le plus grand nombre tient dans la simplification. Il va sans dire que déployer une plateforme que seule une poignée d’initiés formés aux toutes dernières technologies saura prendre en mains ne sera d’aucun utilité pour la croissance de votre business. Pour que toute l’organisation puisse profiter d’une solution de visioconférence moderne par exemple, cette dernière devra en premier lieu être simple à réserver et à utiliser, mais également à gérer pour les administrateurs.

La création d’espaces variés (bulles, phone box, petits espaces pour 3 ou 4 personnes, etc.) permettra également de satisfaire à des usages eux aussi diversifiés et aux habitudes et préférences de chacun (besoin d’isolement pour se concentrer ou téléphoner, besoin de collaboration pour partager des informations ou confronter des idées, besoin de confort pour recevoir un client ou un partenaire, etc). L’accompagnement d’un partenaire comme VIDELIO pourra ici jouer un rôle important, du fait de sa maîtrise des différents enjeux liés aux nouveaux espaces collaboratifs. Qu’on se le dise, la transformation n’est pas une question d’âge, mais d’usage.


François FRANCON

Directeur de l'Organisation
et du Capital Humain