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Comme promis, nous partons ce jour à la rencontre de Nicolas Maubert, THE skipper de choc de l'édition 2017 de RAME OCEAN:

Age : 40 ans
Situation de famille : marié et père de 3 enfants 
Profession : Ingénieur au Centre Spatial Guyanais de Kourou

Nicolas, qu’est ce qui te décide un jour de te lancer dans une telle aventure ? 
J’ai suivi les précédentes éditions (la 1ère a eu lieu en 2006 et ce sera la 5e cette année). J’ai été attiré par l’immense défi ouvert à tout amateur (motivé !) : traverser l’Atlantique en solitaire à la rame !
2 aspects m’ont particulièrement plu : l’aventure humaine et l’aventure personnelle.
J’étais présent à l’arrivée de la dernière édition en 2014. Ca a été le déclic : moi aussi je veux vivre ce moment magique !

Combien de temps de préparation est nécessaire à l’organisation d’une telle aventure et quelle étape t’a le plus marqué (formation à la suture de plaie) ? 
Pas moins de 2 ans et demi de préparation : 
-    recherche de partenaires pour boucler un budget de 80 000€
-    communication : site internet, plaquettes, media, exposition du bateau et conférences et le film avec VIDELIO biensûr !
-    rénovation du bateau qui avait pas mal souffert de 3 traversées : plus de 600 heures de travaux ont été nécessaires. J’ai tout refait à neuf !
-    Préparation tactique avec mon équipe de routage : étude des conditions météo, des courants, des trajectoires de précédentes éditions, navigation
-    Préparation technique : de nombreuses sorties avec le bateau sur les fleuves de Guyane et en mer pour appréhender la technique de rame océanique, les réglages du bateau et la vie sur une coque de noix qui bouge en permanence. Et puis des stages sécurité hauturière et de formation médicale en situation d’isolement : je suis prêt à me recoudre la langue s’il le faut !
-    Préparation physique : 1 an d’entrainement intensif avec des séances quotidiennes de rameur, vélo, natation et cross-fit.

       

Pour cette première participation à RAME OCEAN, quel est ton objectif en timing et ordre d’arrivée ? 
Humblement, l’objectif premier est d’arriver en Guyane, de franchir ces 4700km d’océan à la force des bras
Malgré tout, je me suis préparé très minutieusement pour être aux avant-postes et pourquoi pas chercher la victoire. Après il y a toujours une part de chance et d’aléas. La nature a toujours le dernier mot !

Dans une interview tu dis être attiré par l’océan et l’espace qui sont deux immensités fascinantes, qu’est ce qui te fascine autant ? 
J’aime la nature sauvage et vierge. Je m’y sens bien, en tous cas beaucoup plus à l’aise que sur le périf encombré d’une grande agglomération. J’aime ce côté retour aux sources, originel, et surtout aller là où personne n’est allé. Au final je crois que j’aime me frotter à l’inconnu…découvrir tout simplement !

Quelle est la personnalité qui t’inspire ou que tu admires ? 
Je suis fasciné par Bernard Moitessier, un des premiers navigateurs solitaires et véritable aventurier. Parti dans les années 50 avec aucun instrument de navigation, il a fait plusieurs fois le tour du monde. Il a participé au premier Golden Globe en 1968 (l’ancetre du Vendée Globe) mais a préféré se dérouter vers la Polynésie alors qu’il allait franchir la ligne d’arrivée en tête.
Plus récemment, Thomas Pesquet, un ami de longue date m’a largement inspiré dans ma préparation. J’ai partagé quelques aventures avec lui au Mexique ou au Canada et j’ai suivi de près son aventure à lui. Le grand public voit surtout son séjour dans l’Espace mais je reste surtout impressionné par le niveau d’engagement et les sacrifices qu’il a dû concéder durant les 7 ans de sa préparation. Au final il y a beaucoup de similitudes entre nos 2 aventures.

 

Ta plus grosse crainte dans la vie et dans cette aventure ? 
Il y en a beaucoup mais comme disait un célèbre aventurier, « si tes rêves ne te font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grand ». C’est pour cela que j’aime me lancer dans ce genre de défi : surmonter ses peurs et les difficultés. 
Plus précisément, ma plus grande crainte est sans doute les cargos que l’on va croiser surtout au début et en fin de parcours. Des cargos de 200m lancés à 20noeuds et qui ne se déroutent pas forcément pour nous. Après il peut arriver des tas de choses, soucis techniques, problème de santé, mal de mer… tout cela peut vite prendre des proportions démesurées lorsque l’on est seul à 2000km de tout lieu de vie mais je me suis préparer au maximum. Après le sang-froid et de la détermination font le reste…

Sais-tu d’où vient le nom de ton bateau Cariacou III qui lui, a déjà fait 3 traversées ? 
Il a été baptisé par Julien Besson, un ami d’enfance qui était au collège en Guyane avec moi et qui a fait la course en 2012. Il est même arrivé 2e. Il l’a nommé en l’honneur de son équipe de pirogue, les « Cariacou » qui règnent en maitre sur ce sport très couru en Guyane. Le Cariacou est une petite biche des forêts guyanaises.

Comment as-tu rencontré VIDELIO ?
Je travaille au Centre Spatial Guyanais depuis 2013. VIDELIO gère tous les moyens optique-video de la base et réalise tous les films et reportages photos des campagnes de lancement. 
J’ai à cœur de partager cette aventure qui pour moi est une aventure humaine avant tout. Tout naturellement je suis allé voir les équipes de VIDELIO, en particulier Michel Martin, qui ont tout de suite adhérer au projet. Cela devrait aboutir à un magnifique film d’aventure.

Quelle est ta devise ? 
« A force de croire en ses rêves, l’homme en fait une réalité ». Une citation de Hergé en voyant Neil Amstrong faire ses premiers pas sur la lune en 1969, plus de 10 ans après la parution de « On a marché sur la lune »… tout un symbole !

On finit cette interview en faisant un focus sur la team qui t’a aidé à préparer cette course, 
Un mot pour eux ? 

Déjà, il est vrai qu’on parle d’une traversée en solitaire mais c’est avant tout une aventure humaine et je ne serai sans doute jamais prêt aujourd’hui sans toutes les personnes qui m’ont aidé totalement bénévolement.
Ma team en particulier est composé de membres de ma famille et d’amis proches. C’est ce qui en fait sa force.

Julien Besson, skipper de Rame Guyane 2012 : conseiller technique et tacticien, routeur
Ami d’enfance, il a terminé 2e de l’édition 2012. Un concentré d’expérience. Il a été à mes côtés depuis le début et me suivra tous les jours au sein de l’équipe de routage
Céline Sorbet/Guillaume Bouin, météorologues au Centre Spatial Guyanais : routeurs
Des amis proches qui n’ont pas hésité à mettre leur expertise au service de ma traversée. Le lien avec mon équipe de routeurs est particulièrement intense. Ils seront mes yeux sur cette course. Je les aurai tous les jours au téléphone afin qu’ils m’indiquent le cap à suivre pour le lendemain. Une confiance aveugle s’est instaurée entre nous et je pense que ce sont eux qui auront le plus de stress pendant la traversée
Harry Culas, champion d’aviron et skipper de Rame Guyane 2014 : coach technique pour la rame
Harry a participé à la 4e édition de Rame Guyane en 2014, une édition particulièrement difficile à cause des conditions météo pas du tout favorable. Depuis le début il m’a coaché en technique de rame avec beaucoup de cœur. Il a mis également toute son expérience à mon service. 
Stéphane Méchain, kinésithérapeute du sport : préparateur physique
Un ami d’enfance très proche qui m’a concocté un plan d’entrainement permettant de ramer au moins 10 heures par jour pendant 40 à 50 jours. Il sera avec moi au départ à Dakar et si j’arrive dans les 2 premiers de cette course, il a promis quelque chose…. 
Céline Dalban, diététicienne: responsable de la nutrition
Céline est une amie de Guyane. Tout naturellement, elle m’a concocté les menus de la traversée afin que je ne manque de rien et que je perde le moins possible de poids ! Le résultat est bluffant : 60 sachets de 5000 kcal pour 60 jours de mers, datés et rangés dans le bateau. Bien manger c’est être bien dans sa tête et je suis confiant de ce côté-là.
Sébastien De Vos, webmaster : responsable du site internet et de la communication. sebastien-devos.fr
Mon beau-frère, webmaster de profession, m’a tout de suite proposé de créer et gérer mon site internet, véritable vitrine du projet. J’adore le résultat avec des photos, des mises en valeurs des partenaires, le blog racontant toute l’histoire depuis les premiers jours et à partir du 10 décembre, la cartographie pour suivre ma progression en direct !

Tout est sur : www.unoceandaventures.com (avec un « s » à aventures ;-) !)
En dernier lieu, je tiens à remercier particulièrement mon épouse Mélanie qui me soutient depuis le début et a supporté tous les sacrifices nécessaires depuis 2 ans. Elle est également responsable de la communication dans l’équipe.
Et merci VIDELIO pour votre soutien ! 

 

Connaissez-vous RAME OCEAN ? 

Avec un nom pareil, peu de doute sur le fait que cela se passera en milieu aquatique ET à la force des bras§

Alors, de quoi s’agit il ?  

RAME OCEAN c’est : 
1/ une traversée de l’Atlantique 
2/ à la rame*

*Sans escale ni assistance

L’édition 2012 opposait Patrick Favre à Julien Bahain sur un trajet Maroc – Martinique
En 2016, 6 équipages étaient au départ dans les Iles Canries et visaient la Guadeloupe 
En 2017, ce sont des bateaux solos et équipages qui partiront de Dakar au Sénégal le 10 décembre, pour rejoindre Kourou en Guyane.
Pour l’édition 2019, RAME OCEAN recherche les meilleurs rameurs du monde :

«  Traverser un océan à la rame est une incroyable aventure qui soumet ses participants à un effort physique et mental intense.
C’est une épreuve qui n’est pas à la portée de tout le monde et qui se prépare avec soin.
Très peu de rameurs ont réussi cette aventure.
Encore moins y sont retournés une 2ème fois.
Seulement 3 rameurs dans le monde ont recommencé 5 fois avec succès :
l’Anglais Simon Chalk et les Français Emmanuel Coindre et Patrick Favre.
»

Pour cette édition 2017, VIDELIO Guyane a choisi de soutenir l’un des compétiteurs dans cet incroyable défi et quel compétiteur !

Celui qui a choisi de se lancer dans cette folle aventure, qui va réussir à relier deux continents à la force des bras en moins de 60 jours, soit plus de 2700 kilomètres et 1 million de coups de rames…

Son nom est Nicolas Maubert, nous vous le présenterons très prochainement ainsi que Cariacou Boto III son futur compagnon de galère d' AVENTURE   !!

Suivez la course en direct dès le 10 décembre, depuis n’importe quel ordinateur en cliquant      ici